Encens (1: introduction)
Depuis l'antiquité , toutes les religions ont utilisé l'encens. D'ailleurs, religion et encens ne peuvent être séparés. Religion du latin religio (vénération) et relegere (relier) est un mot qui exprime le lien entre les hommes et Dieu. L'encens brûlé durant un rituel religieux établit le lien entre la terre et le ciel, portant les prières au ciel.
Le symbolisme de l'encens relève à la fois de celui de la fumée, et des résines incorruptibles qui servent à le préparer, des arbres qui le produisaient et qui sont la Nature, de cet Air parfumé lors des rituels...
L'usage de l'encensement, qui est universel, a partout la même valeur symbolique : il associe l'humain à la divinité, le fini à l'infini, le mortel à l'immortel.
Les anciennes croyances égyptiennes, comme tant d'autres modernes ou non, témoignent de la merveilleuse odeur des dieux. Les égyptiens étaient passés maîtres dans l'art de préparer et d'employer l'encens. La fabrication était un acte sacré effectué lors d'un rite secret, durant lequel les pratiquants psalmodiaient des textes sacrés.
Les mayas, bien des siècles avant que les européens ne les découvrent, se servaient d'un encens, le copal. Pour ceux ci , cette résine était céleste: sa fumée se dirigeant d'elle-même vers le milieu du ciel était l'émanation de l'esprit divin.
Les hindous ont toujours été de grands amateurs d'odeurs suaves et de tout temps, et l'un des ingrédients le plus populaire et depuis toujours le plus exporté est le bois de santal.
...Pour les bouddhistes, l'encens servait non seulement lors de cérémonies initiatiques des moines, mais également lors de rites quotidiens du monastère. Offert pour obtenir l'aide des bons esprits, son emploi s'intensifie lors des festivals l'atmosphère, à l'occasion de baptêmes, d'exorcismes et autres cérémonies. Encens et parfums forment l'une des cinq offrandes sensorielles, qui est une des sept étapes d'adoration.
Pour les bouddhistes japonais, l'usage de l'encens est très courant et il a ainsi influencé le culte japonais, le shinto.
Dans l'Ancien Testament, on dénombre aussi l'évocation de l'encens utilisé par les juifs.
Côté greco-romain, tout n'est qu'une histoire de mythologie. L'encens serait né de l'union du soleil et de Leucothoé, fille d'Orchamos, roi des Perses et suzerain du pays des aromates.
Les romains utilisaient l'encens régulièrement avant et durant leurs sacrifices. Il fut également lié aux exécutions perpétrées contre les chrétiens. L'encens devint en effet le symbole du chrétien reniant sa foi, qui, pour ce faire, devait brûler quelques graines d'encens devant une idole ou devant l'empereur lui-même...
Certainement pour cette raison, la chrétienté fut lente à adopter l'encens dans ses rites. Pourtant, l'or, l'encens et la myrrhe se placent en tant que symboles de prédiction de l'être et de la vie de l'enfant jésus.
sources :
livre de l' Ecole Lyonnaise de plantes médicinales 1994
http://www.ecoledeplantesmedicinales.com/
http://www.encens-compagnie.com/enc-infos/enc-info.html
Le symbolisme de l'encens relève à la fois de celui de la fumée, et des résines incorruptibles qui servent à le préparer, des arbres qui le produisaient et qui sont la Nature, de cet Air parfumé lors des rituels...
L'usage de l'encensement, qui est universel, a partout la même valeur symbolique : il associe l'humain à la divinité, le fini à l'infini, le mortel à l'immortel.
Les anciennes croyances égyptiennes, comme tant d'autres modernes ou non, témoignent de la merveilleuse odeur des dieux. Les égyptiens étaient passés maîtres dans l'art de préparer et d'employer l'encens. La fabrication était un acte sacré effectué lors d'un rite secret, durant lequel les pratiquants psalmodiaient des textes sacrés.
Les mayas, bien des siècles avant que les européens ne les découvrent, se servaient d'un encens, le copal. Pour ceux ci , cette résine était céleste: sa fumée se dirigeant d'elle-même vers le milieu du ciel était l'émanation de l'esprit divin.
Les hindous ont toujours été de grands amateurs d'odeurs suaves et de tout temps, et l'un des ingrédients le plus populaire et depuis toujours le plus exporté est le bois de santal.
...Pour les bouddhistes, l'encens servait non seulement lors de cérémonies initiatiques des moines, mais également lors de rites quotidiens du monastère. Offert pour obtenir l'aide des bons esprits, son emploi s'intensifie lors des festivals l'atmosphère, à l'occasion de baptêmes, d'exorcismes et autres cérémonies. Encens et parfums forment l'une des cinq offrandes sensorielles, qui est une des sept étapes d'adoration.
Pour les bouddhistes japonais, l'usage de l'encens est très courant et il a ainsi influencé le culte japonais, le shinto.
Dans l'Ancien Testament, on dénombre aussi l'évocation de l'encens utilisé par les juifs.
Côté greco-romain, tout n'est qu'une histoire de mythologie. L'encens serait né de l'union du soleil et de Leucothoé, fille d'Orchamos, roi des Perses et suzerain du pays des aromates.
Les romains utilisaient l'encens régulièrement avant et durant leurs sacrifices. Il fut également lié aux exécutions perpétrées contre les chrétiens. L'encens devint en effet le symbole du chrétien reniant sa foi, qui, pour ce faire, devait brûler quelques graines d'encens devant une idole ou devant l'empereur lui-même...
Certainement pour cette raison, la chrétienté fut lente à adopter l'encens dans ses rites. Pourtant, l'or, l'encens et la myrrhe se placent en tant que symboles de prédiction de l'être et de la vie de l'enfant jésus.
sources :
livre de l' Ecole Lyonnaise de plantes médicinales 1994
http://www.ecoledeplantesmedicinales.com/
http://www.encens-compagnie.com/enc-infos/enc-info.html
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